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Shiatsu : quand la pression soulage

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Besoin de soigner votre mal de dos ou votre vague à l’âme ? Peut-être les deux à la fois ? Cousine de l’acupuncture, cette technique japonaise libère des stress de la vie par simple pression des doigts.

Commençons par un peu de japonais pour comprendre la réalité du shiatsu (prononcez « shiatsou »). « Shi » signifie « doigts », « atsu », pression. C’est en effet avec ses doigts, et particulièrement avec ses pouces, que le praticien effectue des pressions – plus ou moins appuyées et plus ou moins longues – tout le long des méridiens, canaux invisibles dans lesquels circule l’énergie. Issu du « an-ma », un massage ancestral nippon, le shiatsu a été reconnu au Japon comme médecine à part entière en 1954.

Une thérapie corps-esprit

«Je suis venue au shiatsu à cause de mes insomnies, témoigne Julie. En une séance, le problème était résolu.» Agathe, elle, est allée consulter pour des troubles digestifs. «J’étais tellement tendue que j’avais des “nœuds” dans le ventre et des raideurs dans le cou. La séance m’a beaucoup relaxée. J’ai eu le sentiment de laisser un bon paquet de soucis sur le futon, je me suis sentie plus légère, et mes douleurs se sont estompées dès le lendemain.»

La magie du shiatsu réside dans cette capacité à soigner rapidement les maux du corps comme ceux de l’âme. Nombreux sont ceux qui viennent pour être soulagés d’une douleur physique, et repartent apaisés d’une souffrance morale. Le shiatsu n’est pas pour autant une thérapie miracle. Maladies chroniques, dépressions ou problèmes de dépendance ne se soignent pas en une séance. «Mais le shiatsu peut être d’une aide sérieuse», assure Isabelle Laading, praticienne et enseignante en Saône-et-Loire, auteur de “Shiatsu, voie d’équilibre” (Désiris, 1999). Le centre de désintoxication pour alcooliques où elle exerce a d’ailleurs obtenu le meilleur taux de réussite du département. Dans le cas de maladies graves – cancer, sida, maladie d’Alzheimer, etc. – le shiatsu ne guérit pas, mais peut soulager. Ainsi, plusieurs praticiens attestent qu’il permet d’atténuer les effets secondaires d’une chimiothérapie ou d’une trithérapie.

Il existe cependant des contre-indications. Un shiatsu ne devra pas être effectué sur des lésions ouvertes, des inflammations, des ulcères, ou dans le cas de malformations graves. Claude Didier le déconseille aux grands asthmatiques et aux cardiaques. En cas de fragilité osseuse, surtout chez les enfants et les personnes âgées, la manipulation sera plus douce et, sur une femme enceinte, certains points abortifs ne seront pas travaillés.

Equilibrer le ki

Conserver ou restaurer cette énergie vitale qui nous anime – appelée ki au Japon, équivalent du qi en Chine – telle est la vocation du shiatsu. «Dans des conditions de bonne santé, l’énergie s’écoule librement et de façon équilibrée à travers les méridiens. Quand un fonctionnement inhabituel des organes internes ou une stimulation externe anormale se produit, l’énergie stagne, ce qui entraîne la maladie. Aussi, afin de guérir, l’énergie doit-elle être libérée et régularisée», explique maître Masunaga dans Zen Shiatsu, livre de référence pour la plupart des praticiens français.

Suivant les principes de la médecine chinoise, le shiatsu stimule les points d’acupuncture qui manifestent un manque d’énergie et libère ceux qui ont accumulé un trop-plein. Il met véritablement le doigt là où ça fait mal. En s’attaquant aux causes et non aux symptômes, les effets bénéfiques peuvent parfois se faire attendre. Il arrive que l’on sorte de séance avec les mêmes maux, voire que l’on souffre, pendant deux ou trois jours, de nouveaux désagréments, comme des céphalées ou des insomnies. Inutile de s’inquiéter, c’est le signe que le corps se libère. Une image pour mieux comprendre : le corps est comme un lac ; lorsqu’un travail en profondeur y est effectué, cela peut faire des vagues.

Une “psychiatrie manuelle”

Le shiatsu peut également bousculer sur le plan psychique. En débloquant l’énergie, le praticien travaille en effet sur les "mémoires" du corps, ce qui explique que, suite à une pression, certains pleurent, d’autres rient ou évoquent de vieux souvenirs. En libérant le ki, le patient se libère de son passé, et souvent de traumatismes enfouis. «Le shiatsu vous fait cheminer, dit joliment Isabelle Laading. Il permet une véritable ouverture intérieure.» Claude Didier va jusqu’à affirmer que «le shiatsu est une forme de psychiatrie manuelle».

Efficace en cas de chagrin ou de déprime, il permet aussi d’être littéralement "mieux dans sa peau", de développer une pleine conscience de son schéma corporel. Massé de la tête aux pieds, de face comme de dos, le patient peut sentir chaque parcelle de son anatomie et percevoir son corps dans son ensemble. D’où ces commentaires entendus sur le futon : «Grâce au shiatsu, je me découvre ou je me retrouve.»

L’art du toucher

Dans ce travail d’autoguérison, le toucher relève de l’art. Le praticien doit, en effet, disposer d’une sensibilité tactile très fine pour sentir au bout de ses doigts les points d’acupuncture et leur état énergétique, mais aussi pour doser savamment sa pression et éviter toute souffrance à son patient, la stimulation d’un point trop chargé pouvant être extrêmement douloureuse. Personne ne peut donc s’improviser, après une formation d’un week-end, spécialiste en shiatsu. Deux à trois ans sont nécessaires pour être formé par la FFST en cours du soir, et la formation intensive d’Isabelle Laading compte près de deux cents heures.

Plusieurs niveaux d’enseignement se succèdent, permettant aux simples amateurs un apprentissage du shiatsu de détente, sans visée thérapeutique. C’est ce type de shiatsu que proposent les centres de remise en forme et les instituts de beauté, et les sociétés qui se déplacent en entreprise ou dans le métro pour dispenser des séances d’un quart d’heure : assis sur une chaise ergonomique, le salarié ou l’usager reçoit un massage sur le haut du corps, lieu où se concentre l’essentiel des tensions dues à la vie de bureau.

Certains ateliers incluent également la technique du «do-in», qui s’apparente à un auto-shiatsu. «Le do-in est une merveilleuse façon de se faire du bien, à soi-même et par soi-même», déclare

Anne-Béatrice Leygues, ostéopathe et auteur de Do-in, la voie de l’énergie (Le Rocher, 1995). «C’est bien, mais rien ne vaut d’être touché par quelqu’un d’autre, rappelle Claude Didier. La force du shiatsu se situe justement dans ce contact quasiment peau à peau.» Danielle Chevillon, praticienne et enseignante de renom, élève de Masunaga, confirme : «La relation née entre le thérapeute et le patient est primordiale, c’est à l’intérieur de cette rencontre que le travail va s’effectuer.»

Se sentir en confiance

Comment choisir son praticien ? Déterminez d’abord si vous préférez un homme ou une femme, une personne jeune ou plus mûre.

Ensuite, allez-y au «feeling», en respectant votre ressenti. Il est légitime de ne pas vouloir se faire toucher par quelqu’un qui ne vous met pas à l’aise, car pour pouvoir vous détendre et lâcher vos blocages, vous devez impérativement vous sentir en confiance.

Le shiatsu étant très codifié, vous pouvez aussi juger du respect de sa philosophie en vérifiant les points suivants :

  • A moins d’être emmitouflé dans trois pulls, vous devez rester vêtu.
  • Le shiatsu se pratique sur un futon posé à même le sol.
  • Toute séance se passe dans le silence. Les temps d’échanges verbaux sont réservés au début, pour établir un diagnostic énergétique, et à la fin, pour faire le point.
  • Un shiatsu doit toujours être complet, et débuter par le ventre ou le dos.
  • Une séance dure généralement une heure, et coûte en moyenne 45 €. Une série de trois séances, à une semaine d’intervalle, est conseillée pour les cas bénins.
  • Votre praticien doit se montrer respectueux du temps qui vous est nécessaire pour vous libérer de vos blocages, ne pas vous « pousser » dans votre prise de conscience ni imposer ses réponses.
  • Il doit faire preuve de compassion.
  • Il doit reconnaître les limites du shiatsu et savoir préconiser, si besoin est, le recours à la médecine classique ou à d’autres thérapies.
  • Il doit vous amener à réfléchir sur votre mode de vie – diététique, activité sportive, comportement face au stress, etc. – afin de vous aider à supprimer les causes de vos maux actuels.

Encore un peu de japonais. «Comment allez-vous ?» se dit «Genki de su ka ?», littéralement : «Etes-vous en accord avec votre souffle originel ?» Après quelques séances de shiatsu, peut-être pourrez-vous répondre oui.

De quel mal souffrez-vous ?

Le shiatsu traite autant les douleurs physiques que les états d’âme. Il est particulièrement efficace dans les cas de :

  • Douleurs physiques : mal au dos, problèmes digestifs et intestinaux, douleurs articulaires, migraines, mal de ventre dû aux règles, rhumes.
  • Etats d’âme : stress, nervosité, anxiété, troubles du sommeil, dépendances (tabagisme, boulimie, alcoolisme, etc.), fatigue (surmenage intellectuel, manque d’entrain, etc.), difficultés relationnelles, dépression nerveuse.

Shiatsu-acupuncture

Les neuf différences avec l'acupuncture :

1) Le shiatsu est une discipline japonaise qui date des années 50. L’acupuncture, l’un des pans de la médecine traditionnelle chinoise remontant au IIe millénaire avant Jésus-Christ
2) Le shiatsu se pratique avec les pouces ; l’acupuncture, avec des aiguilles.

3) Le shiatsu travaille sur l’ensemble des méridiens ; l’acupuncture traite des points particuliers.
4) Seul le shiatsu inclut des étirements, donc un travail sur les articulations et les muscles.
5) En shiatsu, il y a fusion du diagnostic et du traitement : chaque pression détermine l’état énergétique et le traite en même temps.

6) L’intuition et le ressenti jouent une part plus importante en shiatsu.
7) Par l’action du toucher, le praticien de shiatsu « partage » les souffrances de son patient ; l’acupuncture est plus « médicale ».

8) Le shiatsu peut se pratiquer sur soi ou en famille, dans un but de détente, sans visée thérapeutique.
9) L’acupuncture est généralement pratiquée par un médecin, ce qui n’est pas le cas du shiatsu.

https://www.psychologies.com/Bien-etre/Relaxation/Massage/Articles-et-Dossiers/Shiatsu-quand-la-pression-soulage  Mis à jour le 07 février 2022 à 17:13


Prise en charge de la douleur par le Shiatsu

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La douleur, l’insomnie et le stress sont les raisons les plus fréquentes des consultations Shiatsu

Chaque personne a eu une expérience de la douleur qu’elle soit ponctuelle ou permanente.
Aigue ou chronique, la douleur influe sur la vie et limite les activités quotidiennes.

De manière chronique la douleur a de grave répercussion sur la qualité de vie des patients sur les plans psychologique, social et physiologique (ralentissement des activités quotidiennes voire immobilisation, souffrance physique et morale, fatigue générale, sentiments de frustration, tristesse, colère ou crainte).

Pourtant, la douleur est en réalité pour la nature un moyen de protéger le corps de possibles lésions tissulaires, elle est le « signal d’alarme » d’un dysfonctionnement au sein de l’organisme.

Comment le shiatsu peut soulager la douleur ?

  • Le Shiatsu pour restaurer la libre circulation de l’énergie dans le corps
  • Technique énergétique fondée sur la médecine chinoise

Le Shiatsu1 est une méthode manuelle qui consiste en un enchaînement de pressions rythmées le long des méridiens d’énergie, ceux-ci reliant entre eux tous les organes et toutes les fonctions du corps.

Les pressions exercées principalement par les pouces, poings, coudes s’accompagnent aussi de mobilisations articulaires, des étirements ou des percussions pour débloquer l’énergie qui stagne.

La douleur en Médecine Traditionnelle Chinoise

Pour la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC), le corps maintient un équilibre entre Yin et Yang, Qi (énergie) et Sang.

Qi et Sang circulent dans le corps selon des trajets bien définis appelés méridiens.

Quand le Qi ou le Sang font défaut (Vide) ou qu’ils s’amassent quelque part (Plénitude), il se forme un déséquilibre entre le Yin et le Yang, les viscères internes n’ont plus leur fonctionnement optimum et la maladie et la douleur se développent.

S’ajoute à ce déséquilibre, l’aspect très important du rôle mental et émotionnel. Un déséquilibre des émotions a un rôle fondamental dans le développement des pathologies douloureuses : l’émotion créée la tension.

Le shiatsu équilibre et renforce la santé

Le rééquilibrage de la circulation énergétique du corps s’effectue par l’intermédiaire du système nerveux central et autonome.
Les bénéfices sont autant physiques que psychiques.

Grace aux pressions exercées, le praticien corrigera la dysharmonie. La douleur créée par la pression sera le reflet du déséquilibre interne.

La tonification et/ou la dispersion de la pression sur l’ensemble du corps permettra l’ouverture de l’énergie et agira comme un pansement transmis par le Qi.

Le shiatsu permet alors d’avoir une large action(2) :

  • Une meilleure circulation sanguine et lymphatique
  • Une facilitation de la sécrétion d’hormones
  • Une détente des muscles et des tendons
  • Une augmentation de la souplesse du corps, meilleure mobilité des articulations
  • Une facilitation de la digestion et de l’excrétion
  • Une extériorisation des émotions intériorisées
  • Un bien-être mental
  • Une élimination de la fatigue, du stress, des tensions.

Par toutes ces actions le shiatsu permet de rétablir l’équilibre homéostatique afin de combattre la maladie, de se maintenir en bonne santé et d’améliorer les défenses naturelles de l’organisme.

Le pouvoir du toucher pour soulager

Le Shiatsu est avant tout une thérapie manuelle : « Toucher est probablement la plus ancienne manière de soigner » (T. Janssen).  Le toucher agit directement sur le cerveau émotionnel.

En plus des actions citées ci-dessus, le massage shiatsu apporte et potentialise des bénéfices grâce à sa spécificité :

  • une profonde relaxation qui engendre des idées positives avec un profond relâchement musculaire, un rythme cardiaque apaisé, une respiration ample, libre et naturelle
  • stimule l’activité fonctionnelle des organes, favorise l’élimination des toxines
  • entraine la diminution du stress et une baisse du cortisol sanguin par son activité sur le système nerveux parasympathique et renforce l’immunité
  • développe le système parasympathique : adaptation au monde extérieur, repos, éclaircit le mental et prendre de la distance face à des situations de stress
  • une augmentation de la sérotonine qui inhibe la transmission de la douleur au niveau cérébral
  • une production cérébrale d’endorphines qui inhibe la perception douloureuse et provoque une sensation de bien-être.

La relation à l’humain dans sa globalité

Le shiatsu c’est aussi la relation à l’autre, l’écoute, l’empathie ; le contact en pleine conscience qui s’établit avec le patient. Cette dimension humaine est particulièrement importante pour les cas de douleur. Le patient prend conscience de son propre rôle dans la démarche de guérison.

On peut s’intéresser alors à l’effet placebo qui semble mobiliser les forces psychiques des patients et déclencher le potentiel de guérison qui réside dans chaque individu.

Comme le suggère Thierry Janssen, au lieu d’éliminer l’impact de l’effet placebo on pourrait le considérer comme un outil thérapeutique majeur, l’utiliser en pleine conscience, le renforcer voir le favoriser. (3)

A la croisée des grands courants thérapeutiques, le shiatsu considère la totalité de la douleur : du corps, de l’âme et de l’esprit.
La médecine chinoise est globale et s’intéresse au terrain énergétique du patient. La médecine occidentale est anatomique, structurelle et technologique.

Une belle combinaison pour soulager, guérir et prévenir la douleur.

1. Le Shiatsu reconnu en 1955 par le Ministère nippon de la Santé comme une médecine à part entière. Il est également reconnu en Europe (Autriche et Suisse) en 1997 par l’OMS dans la catégorie des médecines traditionnelles comme « médecine non conventionnelle digne d’intérêt ». L’amendement du 17 juin 1998 adopté par le Parlement Européen reconnaît l’efficacité des thérapies non conventionnelles en tenant compte de leur rôle préventif et des possibilités d’une approche individuelle et holistique de la santé.
Le shiatsu en fait partie.

2. Manuel complet de Médecine chinoise et de Shiatsu, ma vision alliant orient et occident, Maud Ernoult, Editions Le souffle d’or, 2013

3. La solution intérieure .Thierry Janssen Edition Fayard, 2006
Texte inspiré par Traitement de la douleur par le shiatsu de Sarah Lamora Terrier

https://www.spondy.fr/articles-medicaux/prise-en-charge-de-la-douleur-par-le-shiatsu/


Le shiatsu, une solution contre les insomnies

Cette méthode dérivée de la médecine traditionnelle chinoise peut être une solution pour appréhender les troubles du sommeil de manière globale, en tenant compte de l'état émotionnel.Explications de Valérie Fontaine, thérapeute.

Le shiatsu, une solution contre les insomnies © Wang Tom - 123 RF

20 à 30% de la population souffre de troubles du sommeil. Nombre d'entre eux sont traités par les somnifères avec plus ou moins de résultats. Pourtant, il existe des méthodes de prise en charge différentes de ces troubles du sommeil qui tiennent compte de l'état physique, énergétique et émotionnel de l'individu dans son environnement. Le Shiatsu est une de ces méthodes. 

Qu'est ce que le Shiatsu ? 

Le Shiatsu est une technique de soins d'origine japonaise basée sur les principes de la médecine traditionnelle chinoise, qui régule et harmonise l'énergie qui circule dans le corps et les organes à travers le réseau des méridiens d'acupuncture. Le thérapeute utilise pour cela des pressions des pouces ou des mains le long des méridiens et sur des points spécifiques mais également des mobilisations des articulations et des étirements des muscles et des tendons. Tout ceci en cohérence avec l'environnement, le rythme des saisons et l'état énergétique de chacun grâce à un bilan énergétique préalable. C'est une approche globale de l'état physique et émotionnel qui recherche l'origine des déséquilibres. 

Quelles sont les particularités du Shiatsu dans les cas de troubles du sommeil ? 

L'insomnie en Shiatsu n'est pas une maladie mais le symptôme d'un déséquilibre énergétique parmi d'autres. En effet on observe différents types d'insomnie qui ont des origines énergétiques différentes et ne seront donc pas abordées de la même façon. 

On peut avoir : 

des difficultés à s'endormir avec ou sans sensations de vertiges 

des difficultés à s'endormir suivies d'un bon sommeil ou des réveils multiples 

des réveils en pleine nuit 

des réveils tôt le matin avec impossibilité à se rendormir 

des réveils fréquents avec de nombreux rêves 

des réveils avec palpitations et sueurs nocturnes 

un sommeil agité 

Avec le type d'insomnie on détermine sur quel méridien et quel organe l'énergie ne circule pas correctement, on peut alors remettre en circulation et régler le problème.

Comment se déroule la séance ? 

Après avoir réalisé le bilan énergétique et fait le point sur toutes les causes générales de l'insomnie comme l'alimentation, l'environnement,l'activité physique, la prise de médicaments, l'âge et le rythme de vie, vous vous installerez au sol sur un futon ou sur une table de massage si votre état physique ne le permet pas. Vous aurez revêtu une tenue confortable et souple car les séances se déroulent habillé. La séance dure entre 1h et 1h30 en fonction des besoins, durée pendant laquelle le praticien va réguler le flot énergétique sur les différents méridiens et organes grâce à des pressions plus ou moins appuyées des pouces, des mains ou des doigts sur les différentes partie du corps. La séance se terminera par des conseils alimentaires et des exercices d'étirement, de qi gong ou de DO IN (auto shiatsu) à poursuivre à la maison. La force du shiatsu dans la prise en charge de l'insomnie est qu'elle inclut ce problème dans un déséquilibre global en tenant compte de l'aspect émotionnel.

Par Valérie Delafontaine, thérapeute certifiée et validée du réseau Medoucine.

Médoucine Mis à jour le 17/10/18 10:41  https://sante.journaldesfemmes.fr/maux-quotidien/2407640-le-shiatsu-une-solution-contre-les-insomnies/


Le shiatsu pour soigner le corps et l’esprit des ados

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Thérapie manuelle venue du Japon, le shiatsu peut compléter utilement la prise en charge d’enfants et d’adolescents confrontés à des difficultés psychologiques.

 Au milieu de la salle informatique, une fille est assise en tailleur, deux autres allongées sur le ventre. À leurs côtés, deux femmes et un homme leur prennent le pouls, puis entament un massage en exerçant des pressions sur l’ensemble du corps. Ces praticiens de shiatsu interviennent depuis début 2018 au microlycée Villon, dans le 14e arrondissement de Paris, qui accueille une cinquantaine d’élèves décrocheurs souhaitant reprendre leur scolarité. Phobie scolaire, harcèlement, problèmes familiaux, tous ont traversé des moments difficiles. « La plupart souffrent de stress, d’anxiété, de problèmes de sommeil. Ils bénéficient d’une prise en charge médicale et souvent psychologique à l’extérieur, précise Clément Dirson, professeur de français. L’objectif était de leur proposer un accompagnement différent, passant davantage par le corps. »

 Soigner à la fois le corps et l’esprit, tel est le but affiché du shiatsu. Cette thérapie manuelle japonaise prend sa source dans l’une des branches de la médecine chinoise, le massage des points d’acupuncture. « La séance commence par la prise des pouls chinois, explique Marie-Séraphine Vincent, l’une des praticiennes. Nous pouvons sentir la qualité des douze méridiens qui relient tous les organes du corps, ce qui nous permet d’orienter notre shiatsu. » Par un enchaînement de pressions rythmées, le praticien régule les flux d’énergie déréglés par les émotions, le stress environnant, les chocs, les excès. Considéré comme un véritable soin au Japon, le shiatsu se « reçoit » comme un traitement libérant des tensions.

En France, où il a été introduit dans les années 1970, il n’est pas reconnu médicalement. Mais il peut s’intégrer utilement à un protocole de soins, estime Bernard Bouheret, kinésithérapeute et fondateur de l’école de shiatsu thérapeutique de Paris, d’où sont issus les praticiens intervenant au microlycée Villon. « Des médecins en France commencent à s’intéresser à cette technique qui considère l’humain comme un tout. Le shiatsu a une vocation préventive, mais soulage aussi bon nombre de douleurs liées notamment aux maladies chroniques, améliore le sommeil, apaise les émotions, a des effets positifs sur tout ce qui est lié au stress et au surmenage. »

https://kaizen-magazine.com/wp-content/uploads/2019/01/massage-mains-300x199.jpgAccessible à tous, il convient selon lui très bien aux adolescents

 « Le shiatsu se pratique sur des habits légers, et non sur la peau nue : ce n’est pas un toucher intrusif ni sensuel. » À leur sortie de l’atelier, les élèves confirment : « Je ne suis pas une fana des massages, mais là c’est différent », confie Léa, 17 ans, élève en 1re ES. Souffrant de phobie scolaire et de troubles du comportement alimentaire, elle a décroché pendant huit mois. « Grâce au shiatsu, j’ai vraiment compris que je ne suis pas qu’un cerveau, j’ai pris conscience de mon corps. Avant, quand j’étais stressée, je ne me rendais même pas compte que j’avais mal à certains endroits. Les praticiens m’ont indiqué des points de pression pour me détendre et des exercices de respiration. Aujourd’hui, j’arrive à me calmer seule et à m’apaiser. »

 « Moi, ils m’ont dit que j’avais tendance à être bloquée au niveau de la “corbeille”, c’est-à-dire de l’estomac. J’ai appris à écouter mon corps pour canaliser mon stress. Et j’avais tendance à avoir mal au dos, ces douleurs ont disparu », ajoute Anaïs, 19 ans, en Tale ES, qui traîne aussi un passé de phobique scolaire. Nour, 20 ans, s’apprête à pénétrer dans la salle pour la séance suivante. Déscolarisé pendant plus d’un an après une addiction au cannabis, il souffre régulièrement de crises d’angoisse. « Aujourd’hui, c’est ma quatrième séance. La première fois, je sentais une crise monter et dans ces moments-là, je déteste qu’on me touche la tête. J’ai failli ne pas y aller. Finalement, ça m’a incroyablement détendu. »

Cinq ateliers, accueillant entre dix et quinze élèves un mardi par mois, ont pu être organisés l’année dernière au microlycée Villon, qui comptait reconduire l’initiative à la rentrée 2018.

Reportage de Karine Hendriks

Le shiatsu, c’est…

Un soin manuel japonais, qui consiste en un enchaînement de pressions rythmées le long des méridiens pour restaurer la libre circulation de l’énergie. Au Japon, il est reconnu depuis 1955 comme une médecine à part entière.

Des séances en milieu hospitalier

Depuis avril 2014, l’école de shiatsu thérapeutique de Paris intervient à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière auprès d’adolescents hospitalisés dans le service de psychiatrie du Pr David Cohen. « Cette proposition a trouvé sa place dans le cadre de l’approche intégrative sur laquelle nous travaillons depuis toujours, indique la Dre Julie Brunelle. La médiation corporelle peut permettre d’apaiser le niveau d’angoisse des patients. Très rapidement, ceux-ci ont bien investi les ateliers. Ils décrivent un apaisement lors des séances et une amélioration du sommeil dans certains cas. » Les ateliers ont lieu une fois par semaine, pour une quinzaine d’adolescents.

L’école créée par Bernard Bouheret a mis en place des partenariats avec plusieurs établissements hospitaliers. Des praticiens issus de son école interviennent notamment à l’hôpital Necker, dans le cadre de La Suite, un collectif d’associations qui aide à préparer le transfert d’adolescents vers l’hôpital adulte, et organisent aussi des ateliers pour le personnel soignant dans plusieurs hôpitaux parisiens.

 Le 18 janvier 2019 https://kaizen-magazine.com/article/shiatsu-soigner-corps-lesprit/


J'ai testé pour vous une séance de shiatsu pour calmer les douleurs des règles

J ai teste pour vous une seance de shiatsu pour calmer les douleurs des regles

Face aux douleurs menstruelles, les médicaments soulagent mais seulement pour un temps. Notre journaliste souhaitait calmer ses maux de ventre liés aux règles grâce au shiatsu, une médecine douce japonaise. Et elle n’est pas déçue.

Je souffre, comme beaucoup de femmes, de douleurs menstruelles à la différence que celles-ci sont dues à un dérèglement hormonal survenu il y a deux ans. Avant, je ressentais une légère douleur un jour avant l’arrivée de mes règles, mais depuis que l’arrêt de ma pilule microprogestative, je suis sujette à d’intenses maux de ventre, qui me fatigue et m’irrite énormément. Le tout, sur une période d’une à deux semaines. Au quotidien, je prends, sur les conseils de mon gynécologue, des médicaments anti-inflammatoire pour me soulager. Mais la prise régulière de médicaments n’est pas recommandée, d’où la décision de m’orienter vers une médecine douce qui pourrait m’offrir une solution sur le long terme.

Suite aux conseils de proches, je me suis dirigée vers le shiatsu, une technique de massothérapie originaire du Japon qui utilise le toucher pour rétablir l'équilibre des énergies dans le corps.

Comment ai-je vécu ma séance de shiatsu ?

Mes douleurs se sont atténuées deux jours avant cette première séance. C’est donc sans mal de ventre intense que je me rends chez la praticienne en shiatsu. Ce n’est pas un problème puisque je cherche une solution sur le long terme. La séance se déroule à son domicile, dans une pièce dédiée à cette médecine douce. La lumière abonde l’espace, le rire des enfants, présents dans une cour extérieure, rend l’atmosphère agréable.

La thérapie ne commence pas directement avec les manipulations mais par une discussion.  La praticienne en shiatsu me pose quelques questions afin de déterminer si mes douleurs proviennent d’un problème gynécologique, auquel cas je dois m’adresser à un médecin, ou si elles sont dues à une mauvaise harmonie des énergies et si c’est un événement qui a provoqué le dérèglement hormonal.

Après cet échange d’une trentaine de minutes, la manipulation commence. Je m’allonge, habillée, sur le ventre comme pour un massage à la différence que je suis sur un matelas fin placé au sol. Elle commence par suivre des lignes imaginaires appelées méridiens sur l’ensemble de mon corps en appuyant sur des points d'acupuncture. Si certains sont douloureux, le toucher est agréable. Je suis détendue tout le long de la séance. Aspect agréable et inhabituel chez moi : mon flot de pensée ralentit. Je me concentre sur les zones que la praticienne manipule.

Puis, je me retourne et me place allongée sur le dos, les yeux fermés la praticienne poursuit ses manipulations. Je ne subis pas la séance, lorsque j’ai mal, je lui dis. De même lorsqu’un point est agréable. Ce qui me surprend le plus, c’est que ni le bruit extérieur, ni la luminosité (j’ai du mal à fermer les yeux lorsque je suis dans une pièce éclairée) ne me distrait, tout est apaisant. Je suis totalement consciente, me laisse faire sans ressentir aucune gène.

La partie du ventre est plus douloureuse que le reste du corps. Mais contrairement à mes appréhensions, ce n’est pas le bas qui est douloureux mais la zone située en dessous des côtes. La faute à “de vieilles peurs” confortablement installées et qui peinent à s’y déloger, me raconte par la suite la praticienne.

Convaincue par le shiatsu

Après une heure de manipulation, je suis doublement détendue. Non seulement mon cerveau est désencombré de multitudes de pensées mais mon corps n’est plus sujet à des tensions. Je n’ai plus de raideurs dans la nuque ni de douleurs aux articulations du dos. Concernant mon bas-ventre, je ne ressens pas de grande différence, et ce pour deux raisons : mes règles sont finies, donc les symptômes ne sont plus présents et je ne cherche pas de solutions miracle mais un soulagement sur le long terme.

La praticienne m’indique que plusieurs séances, sur un intervalle de trois semaines, sont nécessaires pour calmer progressivement les symptômes menstruels. Je devrais, d’après ses dires, observer une différence dès mon premier cycle. Résultat : je pense aller au bout de la thérapie. Ce qui pourrait tout de même me rebuter est le prix : environ 80 euros. Mais, je souhaite vraiment en finir avec la douleur et le shiatsu m’a, en une seule séance, apporté beaucoup de positif.

Valentine POIGNON  https://www.femmeactuelle.fr/sante/medecine-douce/test-shiatsu-douleurs-regles-52133


Je travaille trop : les bienfaits du shiatsu pour éviter de craquer

Shiatsu pour déstresser

Vous avez l'impression de trop travailler et que votre vie ne tourne plus qu'autour de votre boulot ? Il va falloir penser à décompresser et à prendre soin de vous avant de vous crasher et de faire un burn-out. Et si vous testiez le shiatsu ?

"Je travaille trop !" C'est un constat que vous faites parce que vous êtes sujette à l'insomnie, au stress... Vous avez l'impression de devoir être partout en même temps sans que cela soit satisfaisant, que votre charge de travail ne diminue pas, quelque soit le temps que vous y consacrez ?

L'excès de travail est un engrenage, pas une fatalité. En comprenant les mécanismes qui vous ont conduit à cette situation, vous pouvez prendre conscience et changer ce qui peut l'être. La bonne nouvelle, c'est que vous pouvez agir.

1- Prendre conscience

Honnêtement, combien d'heures travaillez-vous chaque semaine ? Est-ce un rythme acceptable pour vous et vos proches ? Qu'est-ce que cette situation vous apporte et qu'est-ce qu'elle vous coûte ?

Parfois, ce constat n'est pas le vôtre mais celui de votre conjoint·e, vos enfants, vos ami·es. Ils vous disent que vous êtes irritable, vous n'êtes pas vraiment là, vous parlez toujours de votre travail, vous ne les écoutez pas réellement, voire que vous n'êtes carrément pas là tellement vos horaires sont conséquents. Vous vous sentez blessé, accusé ? Leurs propos ne sont pas orientés contre vous mais vous leur manquez et ils s'inquiètent pour vous.

A juste titre d'ailleurs, parce que trop travailler est nuisible pour la santé. En 2015, la très sérieuse revue médicale The Lancet a publié une étude qui démontre que les semaines de plus de 40 heures augmentent nettement les risques d'accident vasculaire cérébral (AVC). A méditer, non ?

Quelles sont les raisons qui vous poussent à travailler trop ?

vous pensez que vous pouvez toujours tenir, en faire plus

vous ne savez plus écouter vos besoins et votre corps

vous vous valorisez par l'effort dans le travail et la performance

votre situation financière ne vous permet pas de lever le pied

votre employeur vous impose une cadence infernale

vous vous obligez à ce rythme par peur de perdre votre emploi, de ne pas être à la hauteur.

Ne culpabilisez pas ! Comprenez les raisons qui vous ont conduit à cet état et déterminez vos leviers d'action.

2- Prendre soin de vous

La première étape, vous venez de la faire, c'est de prendre conscience de votre situation. La seconde est de demander un coup de main. C'est souvent plus facile de prendre du recul avec quelqu'un de neutre. C'est là que le shiatsu, par exemple, peut vous aider durablement parce qu'il agit aussi bien sur le plan corporel que sur l'équilibre entre le corps et la tête.

Le shiatsu est basé sur la médecine chinoise. Ce sont des pressions exercées sur l'ensemble du corps afin de lever les tensions, équilibrer le corps et l'esprit. Aude Jeandrot, spécialiste en shiatsu et membre du réseau Medoucine, nous explique les bienfaits de cette approche.

"Tout d'abord, le shiatsu va vous aider à vous écouter, à renouer avec vos besoins. Pendant la séance, les pressions exercées sur votre corps vous permettent de sentir toutes les zones de blocage. Vous sentez progressivement les tensions se dénouer, vos muscles se détendent, vous lâchez prise. Certains patients somnolent sur la table, d'autres s'endorment complètement !"

"J'adore ce moment où je les sens se relaxer et évacuer leurs tensions. Parfois à la fin de la séance, vous aurez une furieuse envie de dormir, foncez sous la couette, c'est votre corps qui réclame ! Si certains ont l'impression de se réveiller d'une sieste réparatrice, les patients ressentent tous une profonde détente, un mieux-être après la séance. Avouez que c'est plutôt sympathique comme programme !"

Ensuite, le spécialiste en shiatsu vous écoute avec bienveillance et sans jugement. C'est important pour vous, cela vous permet d'échanger sur votre réalité quotidienne sans fard. C'est fondamental pour le professionnel qui combine le ressenti de la séance et ce que vous lui confiez afin de vous accompagner. Il peut vous proposer des exercices de Do In (ou auto shiatsu), des conseils pour changer à votre rythme, apprendre à gérer vos émotions, votre stress, afin de vous accompagner vers un mieux-être durable.

Apprenez à lever le pied, à écouter vos besoins et votre corps. Vous commencez quand ?

Par Aude Jeandrot, praticienne en shiatsu, certifiée et validée du réseau Medoucine.

Publié le Lundi 18 Mars 2019 Par Medoucine Expert https://www.terrafemina.com/article/burn-out-les-bienfaits-du-shiatsu-pour-eviter-de-craquer_a348602/1


Expliquez-moi... le Shiatsu

Pratique venue d'Asie, le shiatsu tient sa force de la découverte des points énergétiques du corps. Mais ne l'appelez pas massage ! Les spécialistes vous diront qu'il s'agit avant tout d'un soin pour des problématiques et des douleurs précises.

Emmanuelle Lejeune, praticienne en techniques corporelles de bien-être, nous aide à décrypter le Shiatsu, cette technique qui cherche à retrouver l'équilibre entre le corps et l'esprit.

D'où vient le Shiatsu ?

On tire son origine de la médecine chinoise qui utilisait des techniques de "massages", d'acupuncture, de moxibustion associées à une pharmacopée spécifique. Bien que d'inspiration chinoise, le Shiatsu, qui signifie "pression des doigts", est né au Japon au milieu du siècle dernier. Il était essentiellement utilisé pour soulager le corps du mari après une journée de travail. En Asie, il n'y a pas de psychiatre. Les problèmes de psyché sont liés à des déséquilibres d'ordre énergétique. Donc, on agit sur l'énergétique des organes, sur l'état de l'organisme et non pas des tissus superficiels.

Quel est son but ?

Ce soin holistique prend en charge le physique, le psychique et l'émotionnel. L'objectif est de corriger des irrégularités de l'organisme, de préserver et d'améliorer l'état de santé et de contribuer à l'amélioration de certains états passagers. Il soigne les troubles fonctionnels bénins en cas de shiatsu thérapeutique. S'il s'agit d'un soin de confort, il va servir à faire circuler l'énergie via les circuits sanguins et lymphatiques, les liquides organiques de manière générale.

Le Shiatsu est-il un massage ?

Ce n'est pas un massage à proprement parlé, mais un soin énergétique fait d'appuis avec les doigts et les paumes des mains sur les grandes lignes énergétiques et points énergétiques du corps. Ce n'est pas un massage non plus car il se pratique sur le corps habillé, sans contact direct avec la peau.

Existe-t-il différents types de Shiatsu ?

Oui. Il existe différentes écoles et donc différentes techniques, mais toujours avec les mains et les doigts. C'est l'intensité qui varie. Les Japonais travaillent en général assez fort avec pas mal de pression. C'est au praticien de demander au client si la pression lui convient et d'adapter celle-ci aux différentes zones du corps. Il faut savoir que quelques courbatures, donc douleurs, peuvent survenir pendant le soin et après. Mais ce n'est pas systématique.

Peut-on pratiquer sur toutes les parties du corps ?

Oui, en dehors des zones génitales. Attention aux jambes si il y a des phlébites. Le dos, le visage et notamment le crâne (il y a beaucoup de points sur la tête) sont des zones privilégiées. Le ventre dispose d'un soin spécifique appelé Chi Nei Tsang.

Quels sont les bienfaits du Shiatsu ?

Le Shiatsu est recommandé si vous souffrez de problèmes fonctionnels récurrents, de stress, d'un manque d'énergie, de problèmes de dos, de troubles musculo-squelettiques ou encore de surmenage. Il agit aussi sur l'arthrite, les insomnies, les sinusites, les problèmes respiratoires ou maux de tête. Il peut aussi être bénéfique aux femmes enceintes souffrant du dos ou comme accompagnement après un traitement contre le cancer (mais jamais pendant !).

Y a-t-il des contre-indications ?

Si vous avez de la fièvre ou une infection, le ventre sensible ou problématique, il vaut mieux éviter. Il est également déconseillé de procéder à une séance juste après un repas. Les cas de sciatique ou d'obésité, d'hypertension sont plutôt exclus car le soin se fait au sol. A noter cependant qu'en cas de maladies ou malformations, il faut en parler avant à votre médecin.

Quelles sont les meilleures dispositions ?

Il est important de ne pas faire une séance dans un état de fatigue trop présente. Car une séance peut fatiguer, donner des courbatures. Il faut être prêt à accepter que des changements s'effectuent dans le corps. Quand on est suivi par ailleurs en thérapie, après une période de surmenage, dès que l'on ressent des gênes au niveau musculaire ou articulaire, en cas de surpoids ou dans le cadre d'un régime, il ne faut pas hésiter à opter pour une séance de shiatsu afin de rééquilibrer les énergies du corps. Cela peut être une bonne idée également après une séparation ou une rupture professionnelle pour retrouver confiance en soi et regagner de l'énergie pour reprendre des démarches.

Peut-il remplacer un soin médical ?

Sur plusieurs séances, il peut venir à bout de désordres d'ordre nerveux et de tensions du corps en agissant sur l'énergétique musculaire et tendineuse. C'est un soin très complet qui peut remplacer ou permettre d'attendre avant de voir un kiné ou un ostéopathe, ou bien régler des petits problèmes du quotidien.

Quelle est la part du mental dans une bonne séance de Shiatsu ?

Le fait de faire la démarche de s'occuper de soi et d'aller voir un thérapeute participe à la "guérison". Le mental se prépare déjà à recevoir de nouvelles informations, une énergie nouvelle qui participera au fait que la personne se sente déjà mieux. L'esprit est le Shen. En médecine chinoise, on peut agir dessus si la personne est en demande ou si on considère qu'il y a un besoin à ce niveau. Le moral et la psyché se sentiront de toute façon mieux après une séance où l'on régule l'énergie du foie et du poumon.

La rédaction TF1 Info Publié le 18 août 2016 à 11h05 https://www.tf1info.fr/sante/expliquez-moi-le-shiatsu-2000563.html


Le shiatsu : quand la pression soulage

Photo equipe

Le shiatsu est l'une des méthodes manuelles des plus pratiquées aujourd'hui pour agir sur l'état physique, psychique et émotionnel du patient. Mais qu'en est-il chez les sportifs ? Explication avec Lara Histel Barontini.

Et si on commençait par un cours de japonais pour vous expliquer ce qu'est le shiatsu ? Lara Histel Barontini, spécialiste en yoga et shiatsu, s'y colle pour vous. À l'origine du mot « shi » qui signifie « doigt » et « atsu » qui veut dire « pression », le shiatsu (prononcé "chiatsou") est par définition une méthode thérapeutique qui vise à effectuer des pressions avec les doigts, les paumes de main ou encore les avant-bras sur le corps du patient.

Qu'est-ce que le shiatsu ?

Cousin de l'acupuncture, à la différence qu'il n'utilise pas d'aiguilles, le shiatsu est considéré comme « l'art du bien-être d'origine japonaise. Il s'est vulgarisé en France au début du XXe siècle. On travaille sur la même cartographie du corps que l'acupuncture où le but est de venir stimuler des parties ou l'ensemble du corps à l'aide de méthodes manuelles. On est sur une dimension psycho-énergétique ». 

Considérée comme une médecine à part entière au Japon, le shiatsu à pour but d'effectuer des pressions tout le long des méridiens, canaux invisibles dans lesquels circule l'énergie vitale du corps. Ainsi, de nombreux facteurs comme le stress, une alimentation déséquilibrée ou des émotions peuvent gêner la libération de cette énergie. Le but du shiatsu sera donc d'emmener le patient dans une situation de relaxation et de détente profonde.

Comment se déroule une séance ?

Une séance classique débute généralement par un entretien afin de mettre au clair la venue, les besoins et les déséquilibres de la personne. Elle dure environ 1h (1h30 pour la première séance), puis le praticien donne un récapitulatif au patient en fin de séance afin de lui donner des conseils.

Elle se pratique au sol, sur futon (sorte de matelas) en position allongée ou sur une chaise de amma assis, où le patient est habillé. « On n'est pas sur un massage classique de détente mais bel et bien sur un massage thérapeutique ». L'idée va être de travailler sur les points faibles et de compenser certains déséquilibres en utilisant des pressions manuelles mais aussi des étirements.

Ses bienfaits avant et après l'effort sportif

Adapté à tout type de patients, nous allons concentrer notre propos autour des bienfaits pour un sportif, qu'il soit débutant ou aguerri. Le shiatsu aura des effets notables sur la santé physique et psychologique du sportif, en tant que prévention ou traitement des blessures post-effort.

1. En préventif

« On va notamment améliorer la souplesse articulaire par le biais d'étirements. Comme on va travailler sur la circulation sanguine et l'énergie de chacune des articulations, cela va permettre de prévenir les risques de blessures et augmenter la performance ». Mais quelques précautions sont à prendre ! Évitez une séance de shiatsu une ou deux heures avant l'effort sportif. L'idéal est d'attendre une semaine avant une échéance sportive comme un marathon par exemple, dans le cas où un véritable traitement manuel sur le corps a été opéré.

Étant donné que le shiatsu est une pratique psycho-corporelle, le corps et l'esprit sont deux éléments fondamentaux d'une séance. Un travail psychologique moins long peut également être de mise. « Le shiatsu peut servir à gérer son stress. On va se sentir relâché et détendu psychologiquement, ce qui peut faciliter l'approche mentale d'une compétition sportive ». 

2. En curatif 

Post-effort, le but est de détendre les tensions musculaires et d'éviter les courbatures. « On va favoriser l'élimination des toxines, la régénération musculaire et améliorer la souplesse articulaire ». L'idéal est de le pratiquer le lendemain car cela permet de ne pas travailler sur des zones douloureuses post-course par exemple. « Le shiatsu va permettre d'améliorer la récupération d'un effort sportif », explique la spécialiste.

Le shiatsu en entreprise : c'est possible ?

Proposé la plupart du temps en cabinet mais aussi sur des événements sportifs, le shiatsu est aussi pratiqué en entreprise. Certains spécialistes se déplacent sur les lieux de travail, souvent le temps du midi, afin de proposer aux salariés une séance de shiatsu toujours individualisée. Elle se pratique généralement sur une chaise.

« En l'espace de 15 minutes, cela permet à chacun d'avoir un véritable lâcher-prise. Ils relâchent la pression étant donné que le corps est totalement soutenu. On adapte notre soin à chacun en venant travailler sur les trapèzes, les épaules et les bras. Le mental est apaisé et la plupart du temps, les salariés se sentent plus concentrés quand ils retournent travailler. Le corps est reconnecté avec l'esprit », conclut Lara Histel Barontini.

Léa Quinio L'équipe.fr Publié le mercredi 16 mai 2018 à 18:12


L’intérêt du shiatsu dans l’entretien de la santé des sportifs et des seniors

Sport sante

Le shiatsu est une discipline manuelle d’Extrême-Orient. En préparation ou en récupération, elle aide le corps pour s’adapter aux modifications dues à une pratique sportive. Elle est également intéressante dans l’accompagnement des seniors. Découvrez une discipline qui a traversé les ans.

Par Hervé Ligot, vice-président FFST, enseignant et praticien de shiatsu et Do-In,
et Valérie Capel, responsable communication FFST et praticienne  de shiatsu et enseignante de Do-In FFST.

Sylvie, 53 ans, s’allonge sur le futon, fatiguée, encore un peu en sudation, mais confiante, sereine car ce n’est pas la première fois. Les mains expertes du praticien commencent à travailler sur l’ensemble du corps de la sportive venant de terminer son trail, avec douceur, précision, continuité, fluidité. Cela ressemble un peu à un ballet. Sylvie se laisse aller et profite des bienfaits de cette mini-séance de dix minutes. Après de multiples appuis, étirements, frictions, mobilisations, la traileuse, presque endormie, revient doucement à la réalité. Elle vient de bénéficier d’une séance de shiatsu visant à optimiser la récupération, à apaiser son mental et à éviter les courbatures et les douleurs du lendemain. Coutumière de cette pratique, Sylvie nous avouera être sensible à ces soins prodigués à l’issue d’une compétition depuis cinq ans, ce qui lui permet une récupération rapide et complète.

Qu’est-ce que le shiatsu?

D’origine japonaise, le shiatsu désigne une discipline manuelle utilisant le toucher dans de multiples variantes techniques pour harmoniser l’énergie du corps. Longtemps cantonné à des techniques de «bien-être», il est maintenant reconnu comme une discipline éminemment tournée vers la prévention santé, et fait l’objet d’évaluations du corps médical en tant que thérapie complémentaire.

Le shiatsu se pratique sur futon ou sur table, habillé, à deux : un donneur et un receveur. Vous pouvez trouver un praticien exerçant en libéral ou bien dans des milieux institutionnels. Il intervient, avec l’accord ou à la demande des autorités responsables, dans des maisons de retraite, des hôpitaux, des entreprises, des associations sportives ou des clubs de remise en forme, des écoles, pour des prises en charge, selon le cas, des personnels, des employés, des malades ou des résidents…

Comment fonctionne le shiatsu?

Le shiatsu se fonde sur les bases théoriques de la médecine traditionnelle chinoise, et plus généralement de l’énergétique asiatique. Il s’agit d’une approche globale et très humaine, caractérisée par une écoute totale du patient et une recherche d’équilibre dans tous les aspects de sa vie courante: alimentation, sommeil, activité, émotionnel… L’origine japonaise explique également la notion de respect inhérente à ce toucher très subtil et empathique.

L’homme est parcouru d’énergie qu’on appelle «Ki». Celle-ci circule dans des méridiens qui se ramifient dans le corps entier et permet la circulation de tous les fluides (sang, lymphe, etc.) et la réalisation de toutes les fonctions organiques (respiration, digestion, locomotion, etc.). Cette énergie contribue ainsi à la défense et au fonctionnement de l’être humain dans sa globalité. Les émotions n’y échappent pas et sont, elles aussi, véhiculées par le Ki. L’énergétique asiatique ne sépare pas le corps de l’esprit, le soma de la psyché! Ainsi, le Ki en circulation agit énormément sur les états mélancoliques ou les tendances à la dépression, saisonnière ou non.

Le praticien, par son travail précis et sur l’ensemble du corps, régule et répartit le flux énergétique. Fluidifier la circulation du Ki est souvent suffisant pour éviter la «bobologie» tels les rhumes, les baisses de moral, les douleurs erratiques…

Une relation et un accompagnement chez les seniors

Le shiatsu ne se limite pas à une technique, l’écoute réelle et la connexion profonde entre le donneur et le receveur initient une confiance et permettent un soutien de qualité. Il est souvent apprécié chez les seniors qui parfois sont en manque de toucher relationnel ou en déficit de lien social.

Les seniors sont maintenant très souvent actifs et aiment bouger, voyager, s’investir dans des causes, mais aussi pratiquer des activités physiques. Bien évidemment, cette pratique nécessite en premier lieu (et comme pour tout un chacun) l’aval d’un médecin. Ensuite, une attention particulière doit être portée sur la récupération et le traitement préventif des éventuelles blessures. Le senior, pouvant avoir certaines fragilités (osseuses, circulatoires…), est plus souvent sujet à des problèmes de santé. Le praticien de shiatsu saura vous conseiller sur certaines notions d’hygiène de vie. Un suivi adapté vous apportera un réel confort physique et émotionnel. Le praticien de shiatsu saura également prendre toutes les précautions pour que vous découvriez toutes les potentialités qui sont les vôtres, afin de pleinement profiter de la vie et de la pratique sportive, à la mesure de vos capacités et en toute sécurité.

Le Do-In, une discipline au service du sportif!

Le principe de la bonne circulation énergétique prôné en shiatsu rejoint celui que tout le monde connaît: le mouvement. Le shiatsu, pratiqué par un professionnel, n’est ni dangereux, ni douloureux et ne comporte aucun effet secondaire. Cerise sur le gâteau, vous pouvez également vous approprier les techniques de «Do-In» qui, au jour le jour, peuvent être pratiquées chez soi. Il est une application par soi-même et sur soi-même des techniques d’autorégulation de l’énergie.

Le Do-In («voie de l’énergie» ou encore «auto-shiatsu») est une pratique d’autorégulation, qui désigne un ensemble de travail corporel physique et mental, alliant postures, mouvements, étirements, acupression (pression des doigts sur les points d’acupuncture), automassages, respiration et relaxation. Contrairement au shiatsu, le Do-In peut se pratiquer seul, à n’importe quel moment de la journée et en tous lieux et à tous les âges de la vie!

Ses bienfaits sport-santé

Par son approche préventive et d’autorégulation, cette discipline énergétique permet au corps du sportif de s’adapter à son environnement et l’aide à rétablir les dysfonctionnements de son organisme. Un sportif qui pratique régulièrement le Do-In développera sa concentration, son équilibre et améliorera ses capacités respiratoires. Il pourra acquérir une plus grande endurance et une meilleure résistance à l’effort. Les exercices du Do-In, comme les étirements, permettent de retrouver mobilité et souplesse et par conséquent de prévenir et de minimiser les blessures.

Le Do-In est un véritable allié du sportif pour la récupération post-effort. Par les automassages et les exercices respiratoires, il permet un relâchement profond et favorise un retour à la normale plus rapide. Les techniques douces et non traumatisantes pour les articulations, les muscles et les tendons en font une pratique particulièrement recommandée après 50 ans. Il peut se pratiquer n’importe où, n’importe quand et s’adapter à tout un chacun. On peut s’initier au Do-In en solo, avec des livres ou des vidéos. Pour développer cette pratique et aller plus loin, il vaut mieux s’adresser à des professionnels du Do-In.

Pour trouver des professionnels du shiatsu et du Do-In: www.ffst.fr

Triathlon, l’expérience concrète de Gilles 52 ans

«Cela fait quatre ans maintenant que je m’adonne au Do-In pour m’échauffer avant l’effort, récupérer ensuite. Pour l’échauffement, je frictionne toutes les parties du corps en insistant sur les épaules et sur les jambes. Pour détendre mes muscles en fin de triathlon, j’opte pour l’exercice contracté-relâché qui me permet une récupération rapide avec moins de courbatures le lendemain. Le Do-In permet également à mon corps de s’adapter à l’environnement changeant du triathlon, de faire comme une protection aux attaques extérieures : vent, eau, froid…. Le Do-In m’a permis d’avoir une meilleure connaissance de mon corps.»

By Grégory Herlez on février 6, 2018 Sport santé magazine


Shiatsu : une méthode manuelle aux multiples bienfaits

Le shiatsu, thérapie complémentaire ou préventive possède de nombreux bienfaits santé et bien-être. Découvrez ce que c'est, à qui cette méthode s'adresse et ce qu'elle peut nous apporter ?  Shiatsu, kezaco ?

Le shiatsu, est une thérapie manuelle d’origine japonaise qui vise à rétablir la circulation de l’énergie vitale dans les méridiens d’acupuncture.

Cette méthode préventive apporte une détente physique et psychique, qui contribue à améliorer le bien-être de la personne. L’idée est de relier le corps et l’esprit. 

Souvent, le déséquilibre est installé depuis un moment, mais la douleur apparaît d’un coup « sans raison apparente ». Le but est de comprendre pourquoi on a cette douleur, quels sont les blocages. Cette méthode peut être utilisée dans de nombreux cas : réduire le stress, améliorer le sommeil…. Le shiatsu renforce le système immunitaire de l’organisme et par conséquent aide à prévenir  les « bobos courants » comme les pathologies de saison : gastro-entérite, angine, rhume, grippe…

Le shiatsu peut aider à réduire la douleur en faisant dégager les endorphines, il permet ainsi de réduire les anti-inflammatoire.

Dans le domaine du sport aussi le shiatsu a sa place : pour préparer avant une séance, récupérer après un effort intense.

L’auto-shiatsu, qui consiste à appuyer soi-même sur des points bien précis du corps, est intéressant, car il permet de soulager les troubles au moment même où l’on en a besoin. Par exemple, certains automassages peuvent être réalisés en cas de fatigue, ils permettent de se donner un coup de fouet express au bureau lorsque la concentration baisse.

A qui ça s’adresse ?

A tout le monde, à tout âge, du nourrisson à la personne âgée, en passant pas la femme enceinte. Par contre, pour les nourrissons et les femmes enceintes, bien faire attention à choisir un praticien spécialisé. Chez les femmes enceintes par exemple, certains points sont interdits, il faut donc que le praticien soit formé à ces particularités.

On peut faire appel à cette méthode lors d’une maladie, en parallèle du travail du corps médical, en thérapie complémentaire sur des maladies chroniques (cancer, fibromyalgie, sclérose en plaques).

Les seules contre-indications sont la fièvre, si vous êtes en cours d’infection, si vous avez une phlébite, en cas de grands problèmes cardiaques ou pour si vous portez un pacemaker, le shiatsu est déconseillé.

Une séance type

En règle générale, une séance de shiatsu dure environ 1 heure. Elle commence par un entretien avec la personne, afin de déterminer sa demande, ses besoins, ses habitudes alimentaires, son bien-être et sa santé générale.

Un bilan énergétique est ensuite effectué, soit en touchant la personne, soit en l’observant ou en l’interrogeant. Le praticien peut par exemple demander à observer votre langue, ou prendre votre « pouls chinois ». 

Puis, la séance commence, elle est individuelle pour être au maximum personnalisée. On ne reçoit jamais le même shiatsu, en fonction des périodes de l’année, des besoins du jour, du moment, des demandes…

Habillé, allongé sur un futon ou sur une table ou une chaise de massage sur le ventre, ou positionné en latéral, le praticien procède à des mouvements, des massages ou des pressions plus ou moins appuyés.

Ensuite, il donne généralement des conseils sur l’alimentation, l’hygiène de vie, les postures à adopter et parfois, quelques exercices pour faire de l’auto-shiatsu. Il peut par exemple vous montrer sur quel point appuyer en cas de stress, un exercice à reproduire dès que le stress monte en vous. Il va aussi vous expliquer les principes de la médecine chinoise, que vous gagnerez à suivre (ne pas manger en excès, réduire ce type d’aliment, savoir être raisonnable…)

Combien de séances faut-il ?

Faire une séance à chaque changement de saison est idéal. Selon la personne et les besoins, le nombre de séances nécessaires varie. Par exemple, pour des problèmes de sommeil, il faudra peut être 2 à 3 séances rapprochées pour obtenir des résultats.

Souvent, les personnes viennent trop tard, et les séances nécessaires sont plus nombreuses. Il ne faut pas attendre qu’il y ait un déséquilibre pour venir, le mieux est d’utiliser cette méthode en prévention. 

Attention à choisir un praticien formé par un organisme sérieux, car il n’existe aujourd’hui aucune règlementation en France.

Merci à Valérie Capel, praticienne de shiatsu, Responsable Communication de la Fédération Française de Shiatsu Traditionnel (www.ffst.fr)

Publié dans Femme actuelle


Les médecines chinoises s'infiltrent à l'hôpital

A Paris, une vingtaine de services de l'AP-HP intègrent l'acupuncture et le shiatsu, en complément de traitements au long cours.30/BRUHAT Herve

Cela fait des années que Sabine (le prénom a été changé) a des vertiges. Elle est pour cela suivie dans le service d'otho-rhino-laryngologie (ORL) du professeur Georges Lamas à l'hôpital parisien de La Pitié-Salpêtrière. Après deux séances de shiatsu, la sensation de "tête flottante" qui l'incommode a disparu. Le shiatsu, littéralement "pression des doigts", est une technique d'origine japonaise. C'est une médecine énergétique qui vise à rétablir l'harmonie du corps en agissant sur les méridiens, selon les principes de la médecine traditionnelle chinoise.

Sabine fait partie de la trentaine de patients de ce service à avoir suivi des séances de shiatsu. "Cette pratique vise à apporter un complément, voire un réconfort aux patients qui sont en souffrance. La rééducation classique ne soigne pas tous les symptômes : acouphènes, raideurs de la nuque, stress", explique Sophie Jamet, infirmière diplômée en rééducation vestibulaire, à l'origine du projet, qui a démarré il y a un an.

Les patients ont droit à trois séances gratuites, puis trois dans un dispensaire proche. Parallèlement, une fois par mois, des massages sont proposés au personnel. La prochaine étape serait d'évaluer scientifiquement ces données, indique Céline Kilhoffer, cadre de santé. Si les bienfaits du shiatsu sont réels, il reste à les évaluer.

Une étude, en cours d'écriture de procédure, sur l'apport du shiatsu pour atténuer la fatigue liée à certaines pathologies neurologiques comme la sclérose en plaques (SEP), la maladie de Parkinson ou la sclérose latérale amyotrophique (SLA), devrait démarrer au second semestre 2012 dans le cadre d'un programme hospitalier de recherche clinique (PHRC), à l'initiative du docteur Nadine Le Forestier, neurologue à La Pitié-Salpêtrière.

"Cette pratique, qui se veut complémentaire des traitements au long cours, ne pourra être introduite que si elle est officialisée par une recherche thérapeutique rigoureuse", explique le docteur Le Forestier. L'idée est née lorsque ce médecin a reçu un courrier de la fille d'une de ses patientes, décédée. "Cette femme, atteinte de SLA, a vu ses douleurs atténuées par le shiatsu et a eu une fin de vie plus paisible", précise Bernard Bouheret, praticien et enseignant de shiatsu depuis trente ans. L'expérience est également positive pour les parents d'enfants adoptés. Le pédiatre Frédéric Sorge proposait, lorsqu'il était à Saint-Vincent-de-Paul, d'apprendre aux parents adoptifs à toucher leurs enfants avec la technique du shiatsu. Il souhaite poursuivre l'expérience à l'hôpital Necker.

Le shiatsu fait partie des nombreux traitements complémentaires qui font leur entrée dans les hôpitaux. Une vingtaine de services des hôpitaux de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) intègrent la médecine chinoise, médecine ancestrale. Elle recouvre quatre grandes disciplines : la pharmacopée, l'acupuncture, les massages thérapeutiques (tui na, shiatsu), et les pratiques psycho-corporelles (qi gong et tai-chi).

L'acupuncture est par exemple utilisée pour traiter la douleur en obstétrique ou en gynécologie notamment. Le qi gong est proposé aux personnes obèses dans le service de nutrition de la Pitié de Jean-Michel Oppert.

"Notre but est d'identifier quels traitements peuvent être efficaces en intégrant la médecine chinoise à la prise en charge conventionnelle", souligne le Dr Catherine Viens-Bitker, chargée de cette question à la direction de la politique médicale de l'AP-HP. "Cela peut être très utile en prévention secondaire des maladies chroniques, poursuit-elle. J'ai suivi une femme atteinte d'un cancer du sein en chimiothérapie. Elle avait des picotements très forts au bout des doigts, de fortes douleurs dans les mains, et perdait ses ongles. Après une séance de shiatsu et de l'acupuncture, la douleur a disparu, les picotements sont devenus gérables et elle n'a plus perdu ses ongles", explique Maxime Rigobert, praticien de shiatsu.

"50 % des patients en oncologie et 75 % des personnes souffrant d'une maladie chronique ont recours à des médecines complémentaires. Elles ont de bons effets, sont sans toxicité majeure et coûtent moins cher", explique le professeur Jean-Raymond Attali, de la Fédération mondiale des sociétés de médecine chinoise (WFCMS). "Le shiatsu atténue les effets de la chimiothérapie, comme la fatigue ou les nausées", explique Bernard Bouheret. "L'usage montre que cela marche. Il faut maintenant mettre en évidence cette efficacité", ajoute le Dr Viens-Bitker.

Neuf projets de recherche ont été retenus dans le PHRC d'Ile-de-France, qui en compte 900. Un colloque sur la médecine chinoise en milieu hospitalo-universitaire s'est tenu le 16 septembre à La Pitié-Salpêtrière. Les médecines dites complémentaires constituent en outre l'un des points du plan stratégique 2010-2014 de l'AP-HP. "Le but est de faire de ces thérapies des actes du quotidien, pour la santé de nos patients", a affirmé Mireille Faugère, directrice générale de l'AP-HP, lors de ce colloque.

Les réticences restent fortes. Le professeur André Grimaldi, diabétologue, a vivement raillé ce colloque. "Notre rôle est d'avancer dans la connaissance de ces médecines, sans a priori", concède le docteur Catherine Viens-Bitker. Malgré les freins, le mouvement est lancé.

Pascale Santi Article paru dans Le Monde l'édition  du 12.10.11


Mieux que les médicaments antistress, le shiatsu

Toute la philosophie de cette technique japonaise repose sur le taoïsme.

Par Pascale Santi

Publié le 10 mars 2009 à 15h51 Mis à jour le 12 mars 2009 à 10h54

Allongé habillé au sol sur une natte, un massage shiatsu, dit "thérapeutique", vous redonne de l'énergie. Toute la philosophie de cette technique japonaise repose sur le taoïsme - qui fait partie des trois enseignements de la Chine classique avec le confucianisme et le bouddhisme. "Ne poussez pas la rivière, elle coule toute seule", résume Bernard Bouheret, kinésithérapeute, praticien et enseignant de shiatsu thérapeutique depuis trente ans. "Le tao vise à conquérir un état de paix intérieure en harmonie avec le temps qui passe et aussi avec le temps qu'il fait", explique M. Bouheret qui vient de publier Shiatsu thérapeutique et plantes d'Amazonie (Testez éditions, 192 p., 29 euros).

Au début de la séance, M. Bouheret fait un bilan du pouls, qui consiste à saisir douze pulsations sur l'artère radiale des deux poignets. "Cela nous renseigne sur l'état énergétique des organes et sur l'équilibre global du corps", explique-t-il. Le bilan de la prise de pouls nécessite doigté, réceptivité, intuition et déduction. "On dit que l'on ouvre la porte de l'être du patient", indique M. Bouheret.

Commence alors la séance de massage. Quarante-cinq minutes après, vous vous sentez apaisé. Le shiatsu "vise à restaurer la libre circulation de l'énergie dans le corps. Chaque point est comme une écluse qui s'ouvre ou se ferme suivant les besoins (saisons, climats, horaires de la journée, dysfonctionnements, etc.)", détaille M. Bouheret.

"Le shiatsu est une discipline énergétique manuelle à vocation non médicale. Issu de la médecine traditionnelle chinoise, il appartient au domaine du bien-être et du confort des personnes, explique Claude Didier, porte-parole de la Fédération française de shiatsu traditionnel (FFST). Face à la société de mal-être, on ne propose pas du Prozac, mais du shiatsu."

"SE PRENDRE EN MAIN"

"Le shiatsu thérapeutique pose un bilan de santé et demande à la personne concernée de se prendre en main pour retrouver la voie juste et l'équilibre, alors que dans le shiatsu, dit "de bien-être", le receveur ne fait que déguster sans rien attendre d'autre que le plaisir de recevoir", insiste M. Bouheret.

Face à des muscles raidis, le plus souvent par le stress de la vie quotidienne, le masseur redonne de la circulation, de la vie, de la légèreté, de l'équilibre. "Le shiatsu thérapeutique est une véritable médecine manuelle, enseignée et reconnue au Japon depuis 1955. Elle règle plus ou moins les mêmes choses que l'acupuncture, et ce n'est pas peu...", affirme M. Bouheret. Si elle ne guérit pas les maladies, cette discipline "aide le corps à s'autoguérir. C'est une forme d'hygiène naturelle qui stimule les défenses naturelles, un art du bien-être", selon M. Didier.

Créée en 1994 avec la volonté d'"organiser la profession", la Fédération de shiatsu rassemble 3 000 membres et une centaine d'écoles affiliées. "Nous sommes très vigilants sur la formation", assure M. Didier, qui précise qu'"il y a 30 % de recalés." Signe de reconnaissance, la FFST intervient chaque semaine, dans le service du professeur Bernard Debré à l'hôpital Cochin, à Paris, pour dispenser des séances de shiatsu au personnel soignant.

https://www.lemonde.fr/vous/article/2009/03/10/mieux-que-les-medicaments-antistress-le-shiatsu_1166015_3238.html


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